← Actualités commerciales
Veille Canada–UE

Projet d’alliance Canada–UE : qu’est-ce qui change en douane?

Un cadre Canada–UE plus intégré est maintenant en discussion. À ce stade, il ne s'agit pas d'un nouveau régime douanier.

Ce qui a été annoncé

Dans son discours sur l'état de l'Union 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué que l'UE et le Canada devraient faire évoluer l'AECG vers une « alliance pour l'avenir » et approfondir leur coopération dans des domaines comprenant la fabrication avancée, la technologie, les capacités industrielles de défense, l'Arctique, l'énergie, les minéraux critiques, les batteries, l'intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité et la sécurité économique.

Elle a également proposé de travailler avec le Canada afin d'ouvrir la porte à ce que le Canada devienne le premier « membre associé » de l'UE. Le discours n'a pas défini les droits juridiques, les obligations, le statut douanier ni l'échéancier qu'un tel statut comporterait.

Dans son compte rendu officiel, le Canada indique que le premier ministre Mark Carney a accueilli favorablement la proposition visant à faire évoluer l'AECG vers une alliance future plus solide et ambitieuse. Le gouvernement canadien décrit cette approche comme un cadre que le Canada et l'UE définiront ensemble.

Qu'est-ce qui change aujourd'hui sur le plan douanier?

L'annonce elle-même ne change pas le traitement douanier des échanges Canada–UE. L'AECG demeure le cadre commercial préférentiel applicable à moins que des changements juridiques formels ne soient adoptés.

Pour bénéficier du traitement préférentiel prévu par l'AECG, les entreprises doivent toujours satisfaire aux règles d'origine applicables et utiliser la déclaration d'origine requise. Le Protocole sur les règles d'origine et les procédures d'origine de l'AECG demeure le cadre pertinent pour déterminer le caractère originaire.

Les entreprises ne devraient donc pas interpréter l'expression « membre associé » comme signifiant que le Canada devient un État membre de l'UE ou qu'il entre dans le territoire douanier de l'Union.

Ce que Straja surveille

  • La définition éventuelle d'un cadre juridique formel de « membre associé » entre le Canada et l'UE.
  • Tout changement négocié touchant les taux de droits, les procédures douanières, les règles d'origine ou les justificatifs d'origine.
  • Les travaux visant un commerce numérique fluide pour les produits non agricoles et un large éventail de services.
  • Toute nouvelle coopération réglementaire qui modifierait concrètement les exigences applicables aux importateurs canadiens ou aux entreprises canadiennes qui vendent en Europe.

À retenir en pratique

Cette annonce ne justifie pas de changer dès maintenant le traitement tarifaire, les déclarations d'origine ou les procédures douanières appliqués sous l'AECG. Les entreprises doivent continuer de suivre les règles en vigueur et attendre des mesures concrètes avant de modifier leurs pratiques.

Le rapprochement Canada–UE mérite d'être suivi. Pour les entreprises, ses effets pratiques dépendront des textes qui seront négociés, adoptés et mis en œuvre.

Sources officielles